Le tout c’est d’oser

Oser oui mais oser quoi ?

Plusieurs choses en réalité. En fin d’année dernière j’ai été contactée par Monty, créatrice derrière la jeune marque de patrons Ose Patterns, pour tester l’un de ses futurs modèles.

Nous étions 3, et nous n’avions pas beaucoup d’infos, si ce n’est qu’il s’agissait d’une blouse, avec des manches papillon et un jeu de plis religieuse, qui s’est avérée être la blouse Amanda. La curiosité et l’envie de sortir de ma zone de confort m’ont poussé à accepter ce petit challenge, que de tester un patron à l’aveugle, et (spoil alert) je n’ai pas été déçue !

J’ai testé la version A, c’est-à-dire avec la ceinture nouée. L’objectif du test était de valider les tailles, de détecter les éventuelles coquilles sur le patron, et de vérifier si les instructions était compréhensibles.

Je vous passe les détails liés à la réalisation du test (pour lequel j’ai fait une toile évidemment :)), mais sachez qu’à part quelques petites corrections dans la rédaction des instructions, le montage est fluide et la façon de monter la parementure est originale mais tellement propre ! J’ai vraiment appris quelque chose sur cet aspect. En ce qui concerne la taille, c’est parfait, j’ai choisi un 40 selon le tableau des mesures et tout tombe parfaitement, même le décolleté (plongeant certes mais carrément portable pour moi).

Pour ceux qui voudraient voir à quoi ressemble une toile non portable (j’ai retracé les lignes de poitrine et de taille pour tout vérifier), la voici 🙂 

Après validation de cette toile,  je me suis lancée dans la réalisation de ma version finale. J’avais un reste de crêpe noir épais de mon stock et (et c’est là que j’ai aussi osé), un coupon de dentelle à sequins, acheté depuis une éternité chez les coupons de Saint Pierre. Je n’avais jamais sauté le pas de couper dedans, car la couture des sequins m’intimidait pas mal.

La réalisation de la blouse en soi n’a pas posé de souci, il faut juste être très méticuleux au niveau de la réalisation des plis religieuse, afin de les placer correctement, et de ne pas avoir de décalage entre les plis. Si votre tissu est fluide (ce qui est recommandé) et fin, je vous conseille fortement de l’amidonner.

Pour moi l’instant complexe a été la découpe et la couture de la dentelle à sequins. 

  1. En découpant, on en met partout
  2. En cousant, on en met partout

Une fois que l’on a bien ces deux préceptes en tête, alors on peut s’attaquer à la couture desdits sequins. Et pour ça il y a deux écoles.

La première, c’est celle qui coupe tous les sequins qui sont compris dans la marge de couture, afin de faire une couture lisse, et qui ne gratte pas de l’intérieur (si toi aussi tu as fait de la danse classique dans ta jeunesse, tu sais ce que c’est d’avoir le tulle qui démange, et bien là avec les sequins c’est pareil !). Cette technique est propre mais demande beaucoup BEAUCOUP de temps, et en ce qui me concerne, j’avais 1) la flemme et 2) peur qu’en coupant un sequin je coupe un fil qui aurait décousu tout le reste.

Du coup, je suis partie sur l’option n°2 : coudre avec les sequins en place. Alors attention, ce n’est réalisable que lorsque les sequins sont suffisamment petit et peu épais pour pouvoir se transpercer sans trop de souci avec la machine à coudre, et ne pas faire une couture irrégulière. Dans mon cas tout s’est bien passé mais il restait deux points à régler : tout d’abord, comment faire pour que la couture ne gratte pas ? J’ai tout simplement gansé la couture d’un biais de satin noir (plus fluide qu’un biais classique). Une fois la couture entièrement gansée, se pose le 2e souci : comment faire pour aplanir la couture (impossible à repasser car sequins = plastique) ? Là encore je me suis servie de mon biais, et j’ai fixé le bord flottant par un point droit à la machine. Et c’était fini ! Et le rendu est parfait !

Si vous voulez comprendre comment j’ai fait, je vous laisse aller consulter mon profil Instagram, j’ai détaillé toutes les étapes en story permanente.

Et voici donc les photos de ma nouvelle blouse :

Les plis religieuse et l’encolure de plus près (le collier vient de chez Camelir dont j’adore le travail).

D’encore plus près on voit une ligne de couture proche de l’emmanchure, c’est ici que j’ai rabattu mon biais satin pour plaquer la couture. Plutôt discret non ?

Et enfin la ceinture, que j’ai à peine modifiée (rajout de 9 cm au pli, pour pouvoir faire un nœud complet).

Et la touche finale, c’est la petite étiquette de La Petite Maison Couture. Ce n’est pas grand’chose et pourtant, ça finit le vêtement, ce que j’adore ! Et ces messages, moi ils me donnent la pêche.

Encore merci Monty de m’avoir fait confiance, ça m’a fait doublement sortir de ma zone de confort, tout en ayant appris des choses, et c’est bien ça le plus de la couture, pouvoir faire des choses qui nous ressemblent et continuer d’apprendre et d’oser.

D’ailleurs si cela vous intéresse, Monty a un podcast très inspirant sur sa chaîne Youtube, Ose Toujours, qui détaille la réalisation de ses modèles mais surtout qui vous parle de son aventure entrepreneuriale et du fait d’oser (toujours :)).

A bientôt !

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